Coupe du monde : cinq choses à savoir sur la qualification de la Croatie face à l’Angleterre

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Les Croates, menés au score en première période, ont totalement renversé la situation pour l’emporter en prolongation face à l’Angleterre (2-1 a.p.). Ils disputeront leur première finale de Coupe du monde contre la France, dimanche à Moscou, 20 ans après la demi-finale de 1998.

La « petite » Croatie est immense. Les Croates, encore une fois gigantesques de courage et de résilience, ont réalisé l’un des plus grands exploits de l’histoire de la Coupe du monde en se qualifiant pour leur première finale, mercredi soir face à l’Angleterre (2-1 a.p.). Les « Vatreni » (les Flamboyants, le surnom de l’équipe des Balkans), vainqueurs en huitièmes et en quarts de finale aux tirs au but, ont une nouvelle fois forcé leur destin pour rejoindre la France, dimanche à Moscou.

La Croatie, menée au score, a égalisé en deuxième période avant d’arracher un succès renversant dans la prolongation par Mario Mandzukic (109e), l’attaquant de la Juventus Turin devenu le héros de tout un peuple. Un peuple de 4 millions d’habitants que personne, et certainement pas les Anglais, n’attendaient en finale de cette Coupe du monde.

Mandzukic, « super » Mario

De Zagreb à Split, la nuit promet d’être très, très longue. Une hystérie collective déclenchée par Mario Mandzukic en plein cœur de la prolongation. A la 109e minute, l’attaquant de la Juventus Turin a été servi de la tête dans la surface par Ivan Perisic, après un centre mal repoussé par la défense anglaise. Sans pitié, Mandzukic s’est décalé dans le coin des six mètres, pour envoyer une frappe du gauche dans le petit filet anglais. C’était vraiment « super » Mario.

Perisic, super-héros

Mandzukic a été l’homme de la victoire, mais l’homme du match s’appelle Ivan Perisic. Très discret en première période, l’ailier de l’Inter Milan s’est réveillé au retour des vestiaires. Et de quelle manière. Il a d’abord égalisé d’une reprise de volée acrobatique, en extension au-dessus de la tête de Kyle Walker, sur un centre de la droite (68e). Puis il a trouvé le poteau quatre minutes plus tard, après un dégagement anglais manqué (72e). Avant de se muer en passeur décisif sur le but de la victoire, en prolongation. Un vrai super-héros.

La Croatie a puisé (encore une fois) dans ses ressources

La Croatie n’a pourtant pas vu le jour pendant presque une heure de jeu. Les Croates, dominés et inoffensifs en première période, ont d’abord semblé exténués après leurs deux matches à rallonge en huitième et en quarts (victoire aux tirs au but contre le Danemark puis la Russie). Mais, encore une fois, ils ont trouvé, au fond d’eux-mêmes, les ressources pour revenir dans la partie puis l’emporter. Les Bleus sont prévenus : rien ne sera simple face à ces Croates, poussés par une force collective et un mental à toute épreuve.

Les Anglais ont tout gâché

A l’inverse, les Anglais ont (encore) tout gâché. Car oui, l’équipe d’Angleterre ne peut s’en vouloir qu’à elle-même. Les « Three Lions » (les Trois Lions) ont pourtant ouvert le score dès la 5e minute, sur un coup franc parfaitement enroulée par Kerian Trippier aux 20 mètres. Galvanisés par ce but précoce, les jeunes anglais ont poussé et se sont même procuré deux énormes occasions par Harry Kane (30e) puis par Jesse Lingard (36e).

Sauf qu’en deuxième période, les hommes de Gareth Southgate se sont arrêtés de jouer. Et à force de reculer et de vouloir gérer leur avance, ils ont laissé les Croates reprendre espoir, puis les punir. Le rêve anglais de disputer une deuxième finale de Coupe du monde, après celle remportée en 1966, s’est transformé en cauchemar. Un cauchemar que toute l’Angleterre n’est pas prête de digérer.

Une finale totalement inattendue

Qui, avant cette Coupe du monde, aurait parié sur une finale entre la France et la Croatie ? Probablement personne. Vingt ans après la demi-finale remportée par les Bleus (2-1), les deux équipes se retrouvent une nouvelle fois en Coupe du monde. Mais cette fois, ce sera en finale avec à la clé, peut-être, une deuxième étoile pour les Français. Ou, si la Croatie remporte son premier titre, le plus grand exploit de l’histoire du foot mondial…