Wall Street évolue en ordre dispersé peu après l’ouverture

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La Bourse de New York, après une ouverture nettement dans le vert, hésitait sur la direction à suivre après plusieurs séances agitées par craintes suscitées par les tensions commerciales et sur fond de nette progression des prix du pétrole.

Vers 14H15 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, avançait de 0,73% à 24.640,58 points.

Le Nasdaq, à forte composante technologique, reculait de 0,02%, à 7.711,06 points.

L’indice élargi S&P 500 gagnait 0,48%, à 2.762,97 points.

Wall Street avait terminé dans le rouge jeudi, un indicateur en demi-teinte sur l’économie américaine ravivant les inquiétudes sur les conséquences éventuelles des hostilités entre les Etats-unis et leurs principaux partenaires commerciaux: le Dow Jones avait reculé de 0,79% à 24.462,18 points et le Nasdaq de 0,88% à 7.712,95 points.

Vendredi, le rebond du Dow Jones et du S&P 500 est «principalement lié au repli des derniers jours», selon Patrick O’Hare de Briefing. Le Dow Jones venait en effet d’enregistrer huit séances consécutives de baisse tandis que le S&P 500 avait reculé au cours de cinq des sept séances précédentes.

Plusieurs éléments alimentent aussi ce rebond, dont la hausse des prix de l’or noir.

Le baril de pétrole coté à Londres gagnait en effet 2,1% et celui coté à New York 2,8% après la décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) d’augmenter sa production d’environ un million de barils par jour, un surcroît d’offre un peu moins élevé que celui anticipé par certains analystes.

Les majors ExxonMobil et Chevron, deux membres du Dow Jones, prenaient respectivement 2,09% et 2,74%.

GM au Mexique

Le secteur bancaire était aussi surveillé alors que la banque centrale américaine a estimé à l’issue de la première phase des tests annuels de résistance jeudi soir que les plus grands établissements financiers américains étaient «solidement capitalisés» et devraient ainsi résister à une éventuelle crise économique sévère.

Les banques Citigroup et Wells Fargo s’appréciaient respectivement de 0,50% et 1,09%.

La banque d’affaires Goldman Sachs, qui accuse une forte détérioration de ses capitaux propres, montait de 1,33%.

Le repli de quelques valeurs phares du secteur technologique, à l’instar d’Alphabet (-0,30%), la maison-mère de Google, ou de Facebook (-0,32%), pesait sur l’indice Nasdaq.

Le constructeur automobile General Motors (GM), qui a confirmé vendredi qu’il allait produire un nouveau SUV (4X4 urbain) au Mexique en dépit des critiques du président Donald Trump appelant les entreprises à fabriquer aux Etats-Unis, prenait 1,40%.

L’entreprise de logiciels Red Hat dégringolait de 12,08% après des prévisions décevantes pour le trimestre en cours.

Le groupe de logistique UPS montait de 1,84%. L’entreprise a conclu un accord pour les cinq prochaines années, avec le syndicat représentant les livreurs de petits colis.

PayPal, qui a acheté pour 120 millions de dollars l’entreprise Simility, spécialisée dans la prévention des fraudes, reculait de 0,94%.

Le marché obligataire baissait: le taux d’intérêt sur la dette américaine à 10 ans augmentait à 2,910% contre 2,897% jeudi soir, et celui à 30 ans à 3,057%, contre 3,044% à la précédente clôture.